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le français pour l'élève au lycée

http://des-cours-divers.jimdo.com/                         

Antigone :examen

        

Le texte :

 

CREON __ Imbéciles ! (A Antigone.) Où t'ont-ils arrêtée?

LE GARDE __ Près du cadavre, chef.

CREON __ Qu'allais-tu faire près du cadavre de ton frère?

Tu savais que j'avais interdit de l'approcher.

LE GARDE __ Ce qu'elle faisait, chef ? C'est pour ça

qu'on vous l'amène. Elle grattait la terre avec ses mains.

Elle était en train de le recouvrir encore une fois.

CREON __ Sais-tu bien ce que tu es en train de dire, toi ?

LE GARDE __ Chef, vous pouvez demander aux autres.

On avait dégagé le corps à mon retour ; mais avec le soleil

qui chauffait, comme il commençait à sentir, on s'est mis

sur une petite hauteur, pas loin, pour être dans le vent. On

se disait qu'en plein jour on ne risquait rien. Pourtant, on

avait décidé, pour être plus sûrs, qu'il y en aurait toujours

un de nous trois qui le regarderait. Mais à midi, en plein

soleil, et puis avec l'odeur qui montait depuis que le vent

était tombé, c'était comme un coup de massue. J'avais

beau écarquiller les yeux, ça tremblait comme de la

gélatine, je voyais plus. Je vais au camarade lui demander

une chique, pour passer ça... Le temps que je me la cale à

la joue, chef, le temps que je lui dise merci, je me retourne :

elle était là à gratter avec ses mains. En plein jour ! Elle

devait bien penser qu'on ne pouvait pas ne pas la voir. Et

quand elle a vu que je lui courais dessus, vous croyez

qu'elle s'est arrêtée, qu'elle a essayé de se sauver, peut-être

? Non. Elle a continué de toutes ses forces aussi vite

qu'elle pouvait, comme si elle ne me voyait pas arriver. Et

quand je l'ai empoignée, elle se débattait comme une

diablesse, elle voulait continuer encore, elle me criait de

la laisser, que le corps n'était pas encore tout à fait

recouvert

CREON, à Antigone. __ C'est vrai ?

Antigone __ Oui, c'est vrai (...)

CREON __ Et cette nuit, la première fois, c'était toi aussi?

ANTIGONE __ Oui.        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                   -1/1-

 

Compréhension et langue : -

 

1-   En quelle année fut écrite « Antigone » ? 0.5p ?

2-   Qu’est-ce qui caractérise cette époque ? 1p

3-   De quoi s’agit-il dans ce texte ?1.5p

4-   Combien de fois Antigone a fait sa tentative ?1p

5-   Relevez du texte deux justifications. 1pts

6-   En quel moment Antigone a fait son projet ?1p

7-   Comment était Antigone devant les gardes ?1pt

8-   Relevez une répartie et une didascalie dans le texte.1p

9-   Faites une phrase où vous exprimez la concession.1pt

10-         Est-ce qu’Antigone a nié son acte ? pourquoi ?1p

 

 

1-Production écrite : 10pts

Supposant que vous êtes dans la même situation d’Antigone, est-ce que vous allez agir de la même façon ? (faire comme elle a fait)

Ecrivez un texte argumentatif (15/20) lignes où vous exprimez votre comportement et votre réaction dans une telle situation.



 

2-Production écrite : 10pts

Supposant que vous êtes un frère d’Antigone, que pouvez –vous lui dire pour qu’elle n’enterre pas son frère ? Faites un texte argumentatif d’une quinzaine de lignes.

 

 

 

Le texte :

 

CREON __ Et cette nuit, la première fois, c'était toi aussi?

ANTIGONE __ Oui. C'était moi. Avec une petite pelle de

fer qui nous servait à faire des châteaux de sable sur la

plage, pendant les vacances. C'était justement la pelle de

Polynice. Il avait gravé son nom au couteau sur le

manche. C'est pour cela que je l'ai laissée près de lui.

Mais ils l'ont prise. Alors la seconde fois, j'ai dû

recommencer avec mes mains.

LE GARDE __ On aurait dit une petite bête qui grattait.

Même qu'au premier coup d'œil, avec l'air chaud qui

tremblait, le camarade dit : <<Mais non, c'est une bête.>>

<<Penses-tu, je lui dis, c'est trop fin pour une bête. C'est

une fille.>>

CREON __ C'est bien. On vous demandera peut-être un

rapport tout à l'heure. Pour le moment, laissez-moi seul

avec elle. Conduis ces hommes à côté, petit. Et qu'ils

restent au secret jusqu'à ce que je revienne les voir.

LE GARDE __ Faut-il lui remettre les menottes, chef ?

CREON __ Non.

Les gardes sont sortis, précédés par le petit page. Créon

et Antigone sont seuls l'un en face de l'autre. __

CREON __ Avais-tu parlé de ton projet à quelqu'un ?

ANTIGONE __ Non.

CREON __ As-tu rencontré quelqu'un sur ta route ?

ANTIGONE __ Non, personne.

CREON __ Tu es bien sûre ?

ANTIGONE __ Oui.

CREON __ Alors, écoute : tu vas rentrer chez toi, te

coucher, dire que tu es malade, que tu n'es pas sortie

depuis hier. Ta nourrice dira comme toi. Je ferai

disparaître ces trois hommes.

ANTIGONE __ Pourquoi ? Puisque vous savez bien que

je recommencerai.

Un silence. Ils se regardent.

CREON __ Pourquoi as-tu tenté d'enterrer ton frère ?

1/1

 

  

I-                 Compréhension/langue : 10pts


1-    Rappelez l’auteur et sa vie. 1.5p

2-    Que s’est-il arrivé après la mort d’Œdipe ?2p

3-    En quels pays et époque se passe l’histoire d’Antigone ? 1p

4-      Répondez par vrai ou faux selon le texte et justifiez votre réponse : 2pts

-Quand les gardes lui ont pris la pelle, Antigone utilise ses mains.

-Antigone a rencontré quelqu’un sur sa route.

-Créon veut tuer Antigone.

-Antigone veut enterrer son frère une autre fois.

5-    Remplissez le tableau suivant : 1.5p

Connecteurs logiques :

Relations qu’ils expriment :

-

-la coordination

-

-La cause

-

La conséquence

 

6-    Par quel moyen Antigone a enterré son frère ? justifiez-le du texte. 1p

7-      Quelle est le rôle des didascalies dans le texte théâtral ? relevez une dans le texte. 1pt

Production écrite : 10pts

 

En lisant le texte, répondez en texte argumentatif d’une quinzaine de lignes sur la question de Créon toute en imaginant que vous êtes vous-même Antigone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la boîte à merveilles:

 

 

 

Le texte :

 

   Je m'approchai de mon père. Il se débarrassa des deux poulets. Il les posa à même le sol. Ils avaient les pattes liées par un brin de palmier. Ils se mirent à battre des ailes, à pousser des gloussements de terreur. Mon père m'intimidait. Je le trouvais changé. Son visage avait pris une couleur terre cuite qui me déconcertait. Sa djellaba sentait la terre, la sueur et le crottin. Lorsqu'il passa ses mains sous mes aisselles et me souleva à la hauteur de son turban, je repris entièrement confiance et j'éclatai de rire. Ma mère sortit de sa torpeur. Elle rit comme une petite fille, s'empara des poulets pour les emporter à la cuisine, revint aider mon père à vider son capuchon qui contenait des œufs, sortit d'un sac de doum un pot de beurre, une bouteille d'huile, un paquet d'olives, un morceau de galette paysanne en grosse semoule. Prise d'une fièvre d'activité, elle rangeait nos richesses, soufflait sur le feu, allait, venait d'un pas pressé sans s'arrêter de parler, de poser des questions, de me gourmander gentiment.

   Installé sur les genoux de mon père, je lui racontais les événements qui avaient meublé notre vie pendant son absence. Je les racontais à  ma façon, sans ordre, sans cette obéissance aveugle à la stricte vérité des faits qui rend les récits des grandes personnes dépourvus de saveur et de poésie. Je sautais d'une scène à une autre, je déformais les détails, j'en inventais au besoin. A chaque instant, ma mère essayait de rectifier ce que j'avançais; mon père la priait de nous laisser en paix.

 Les voisines faisaient à haute voix des vœux pour que notre bonheur soit durable et notre santé prospère.

 Des you-you éclatèrent sur la terrasse. Des femmes venues des maisons mitoyennes manifestaient ainsi, bruyamment, la part qu'elles prenaient à notre joie. Ma mère ne cessait de remercier les unes et  les autres.

Driss El Aouad arriva de son atelier. Sa femme le mit  au courant du retour de mon père. Il appela:

- Maâlem Abdeslam ! Nous sommes très heureux de  te voir de retour parmi les tiens.


                                    La boîte à merveilles, AHMED Sefrioui. Ch. XII


 

        

Compréhension et langue : 10pts

1-    situez le texte dans l’œuvre.             2pt

2-    a-Indiquez le genre du roman.          0.5pt

b-Relevez du texte deux indices qui justifient votre réponse.       05pt

3-    Où était le père du narrateur? 0.5pt. Pourquoi?         0.5pt

4-    Qu’-t-il apporté avec lui? (quatre objets) 1pt

5-    Quel est le point de vue (focalisation) adopté dans le texte :externe, interne, ou zéroa- Choisissez la bonne réponse0.5pt,

                                 b- justifiez la réponse. 0.5pt

6-    Comment l’enfant raconte à son père les événements qui ont marqué sa vie?   1pt

7-    Comment les voisines ont reçu le retour du père ?    1pt

8-    « … elle rangeait nos richesses, soufflait sur le feu, allait, venait d'un pas pressé sans s'arrêter de parler, de poser des questions, de me gourmander gentiment. »

     - La phrase soulignée est une figure de style. Il s’agit de : a-la         métaphore,      b- la métonymie, c- l’oxymore ? Choisissez la bonne  réponse   1pt

9- Quel était le résultat du travail du père sur la famille du narrateur? 1pt

Production écrite : Faites un de ces sujets :   10pts.

Sujet -1- : Autrefois, la relation entre les voisins était fondée sur la solidarité, le respect réciproque et la tolérance.

Parlez de cette relation tout en montrant le rôle important du bon voisinage.

Sujet-2- : Le travail honnête assure la dignité, le respect et l’affirmation de soi, et contribue au développement de la société. Rédigez un texte argumentatif où vous discutez les avantages du travail et son importance pour tout individu.

Consignes :     - Écrire au moins quinze lignes(15)

 

  le dernier jour d'un condamné:

 

    

 

Le texte : 

 

 Il est dix heures.

Ô ma pauvre petite fille ! Encore dix heures, et je serai mort ! Je serai quelque chose d’immonde qui traînera sur la table froide des amphithéâtres ; une tête qu’on moulera d’un côté, un troc qu’on disséquera de l’autre ; puis de ce qui restera, on en mettra plein une bière, et le tout ira à Clamart.

Voilà ce qu’ils vont faire de ton père, ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer. Comprends-tu cela, Marie ? Me tuer de sang froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ! Ah ! Grand Dieu !

Pauvre petite ! Ton père qui t’aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé, qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie, qui prenait ton joli visage rond dans sa main, qui te faisait sauter sur ses genoux, et le soir joignait tes deux petites mains pour prier Dieu !

Qu’est-ce qui te fera tout cela maintenant ? Qui est-ce qui t’aimera ? Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi. Comment te déshabitueras-tu, mon enfant, du Jour de l’An, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ? Comment te déshabitueras-tu, malheureuse orpheline, de boire et de manger ?

Oh ! Si ces jurés l’avaient vue, au moins, ma jolie petite Marie ! Ils auraient compris qu’il ne faut pas tuer le père d’un enfant de trois ans.

Et quand elle sera grande, si elle va jusque-là, que deviendra-t-elle ? Son père sera un des souvenirs de peuple de Paris. Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi, moi qui l’aime de toutes les tendresses de mon cœur.

Ô ma petite Marie bien aimée ! Est-il bien vrai que tu auras honte et horreur de moi ? Misérable ! Quel crime j’ai commis, et quel crime je fais commettre à la société !

                                                               Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo                                                                  

 

 

 

Langue et compréhension :

1-Complétez le tableau suivant : 2pts

Auteur

Date et lieu de naissance

Date de et lieu la mort

 

l’œuvre

 

genre de l’œuvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Répondez par vrai ou par faux et justifiez votre réponse.             …2pts

 

A- Le narrateur sera exécuté dans dix jours.

 

B- Le condamné s’adresse à sa fille Marie.

 

C- Le narrateur n’est pas inquiet sur l’avenir de sa fille après sa mort.

 

D- Les hommes qui vont tuer le condamné ont pitié de lui.

 

3- « Comment te déshabitueras-tu, malheureuse orpheline, de boire et de manger ? Pourquoi le narrateur considère-t-il sa fille comme une orpheline ?  

                                                                                                                        1pt                          

4- Le narrateur utilise les sentiments ou la logique ? Justifiez.

- Comment appelle-t-on donc ce registre ? … 2pts

 

5- Le narrateur parle à lui-même. Il fait un : …………………………. Complétez les pointillés.                            …1pt

6- Relevez une comparaison du texte et remplacez l’outil de comparaison par un équivalent.                       …1pt

 

7-« Quel crime j’ai commis, » A quel temps est conjugué ce verbe ? Donnez son infinitif et conjuguez-le au présent de l’indicatif.   1pt


Expression écrite :   Etes –vous pour ou contre la peine de mort ?? Donnez votre point de vue en l’étayant par des arguments (une dizaine de lignes au moins)                   10pts

 

 

 

Réponse attendues :

1-remplissez le tableau

Auteur

Date et lieu de naissance

Date et lieu de la mort

L’œuvre

genre

Victor Hugo

1802 à Besançon

1885 à Paris

Le Dernier jour d’un

condamné

Roman à thèse

2-répondre par vrai ou par faux en justifiant :

a-faux. « Encore dix heures et je serai mort ! »

b-vrai. « Comprends-tu cela, Marie ? »

c-faux. « Qu’est-ce qui te fera tout cela maintenant ? Qui est-ce qui t’aimera ? »

d-vrai. « Ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent »

3-le narrateur considère sa fille comme une orpheline car dans quelques heures il sera mort et donc elle n’aura pas quelqu’un qui s’occupera d’elle.

4-le narrateur s’adresse au sentiment, au cœur pour susciter la pitié auprès du lecteur. C’est le registre pathétique.

5- Le narrateur parle à lui-même. Il fait un monologue.

6-Relevez une comparaison : «  qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie ». Remplacez l’outil de comparaison par un autre : qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux ainsi que sur de la soie.

7--« Quel crime j’ai commis, » passé composé. L’infinitif du verbe : commettre.

Conjuguez-le au présent de l’indicatif : Quel crime je commets.

 

 

 

 

 

Production écrite :

Critères d’évaluation :

1- le discours : 5pts

- respect du sujet

-Cohérence de l’argumentation

-Organisation et progression du texte

La langue : 5pts

-Lexique varié et précis

-Phrases correctes

-Respect de l’orthographe, de la ponctuation et des temps verbaux